La traduction

Traduire du contenu est nécessaire lorsqu’on se forme par soi-même. Il m’arrive très souvent de lire des documents techniques rédigés en anglais. Indispensable pour échanger avec des personnes étrangères spécialisées dans un domaine, c’est aussi un moyen d’améliorer sa communication.

Comme j’ai toujours autant de mal à traduire des documents techniques, étant donné que le sujet est souvent complexe et assez particulier, il me semble nécessaire d’employer des procédés. Mon objectif est de comprendre comment exprimer les choses clairement sans prendre trop de temps.

En rétrospective, je n’ai pas évalué ma progression. D’autres personnes ont traduit une quantité phénoménale de texte dans leur langue mais le résultat n’était pas vraiment qualitatif. Il m’a fallu revoir la grammaire française pour compenser ma méconnaissance de l’anglais. Ainsi, je suis progressivement devenu capable avec plus ou moins d’habileté à exprimer ce que je parvenais à comprendre d’une façon simple et intelligible. Néanmoins, il n’est pas rare d’obtenir plusieurs tournures de phrases. Appréhender ce qui est approprié ou non devient vite fastidieux.

J’étudie la programmation informatique en autodidacte. L’environnement de développement sur lequel j’ai misé pour faciliter ma progression est hyper modulable mais très complexe. Les acteurs du logiciel libre emploient généralement des services de traduction collaboratifs et divers programmes informatiques pour traduire des interfaces utilisateurs. Préférentiellement, on traduit des documents avec des outils de traduction assistée par ordinateur (Computer Aided Translation tools en anglais).

Au final, je me suis lancé un challenge ambitieux. GNU Emacs fait figure à part parmi les logiciels grâce à son aspect programmable. L’idée est d’apporter un support personnalisé aux traducteurs en suivant des technologies standardisées comme XML Localisation Interchange File Format (XLIFF) et automatiser divers processus en traduction. Cela implique de gros efforts puisqu’il faut notamment connaître le langage de programmation Emacs Lisp et repousser l’intégration des fonctionnalités dans Emacs jusqu’à développer une véritable application de traduction. En principe, par retouches successives, en se basant sur les travaux des autres, en développant ses propres applications, on peut simplifier son travail de développeur au quotidien.

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